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L’auto-édition, avec le recul.

Bonjour à tous !

Je souhaitais revenir sur mon expérience d’auto-édition, maintenant que mon roman est sorti en version numérique et papier.

Aujourd’hui, je peux dire que l’auto-édition est un véritable choix. Même s’il subsiste quelques clichés sur ce type de livres, je vois de plus en plus de bloggueuses et de lecteurs remplir leur PAL d’oeuvres auto-éditées. Autant dire que je suis plutôt confiante quant à l’avenir de ce mode de publication.

Quelques semaines après voici mon bilan :

Les avantages de l’auto-édition :

– La rémunération de l’auteur est bien meilleure.

*La plupart des petites maisons d’édition proposent des tirages plutôt faibles. Or, quand on sait qu’un auteur débutant ne perçoit environ que 6% du prix de vente de son livre ( soient environ 50 centimes par roman ), on se dit que c’est dommage de signer un contrat d’exclusivité pour… 150, 200€ ?! Alors qu’on peut gagner la même chose sans contrainte aucune avec Amazon.

*On est payé tous les 60 jours avec Amazon contre tous les 8 à 10 mois avec une maison d’édition. Ce qui est appréciable car ça permet d’avoir un peu d’argent pour investir dans de la promo par exemple.

Le rapport qualité/prix :

J’ai fait faire plusieurs devis chez divers imprimeurs, en tablant sur des volumes plutôt honnêtes ( 500 à 1000 exemplaires ). Les imprimeurs m’ont sorti un prix de revient avoisinant les 6€ par livre, et à ce prix là, ils ne s’occupaient pas de la maquette. ( Et je devais additionner les frais d’envoi et de stockage… )

Amazon a fait un travail de qualité ( le livre papier est vraiment magnifique ) pour à peine 4€60 pour 320 pages. Je me suis occupée de la maquette, mais le logiciel était gratuit, et surtout, ils proposent d’imprimer à la demande du consommateur et de faire les frais d’envoi à un centime. Cela me permet de ne pas avancer d’argent, ce qui est plutôt confortable. Et puis, cet argent on en aura bien besoin pour la promo du roman !

L’auto-édition laisse place à votre créativité !

*Parce que si vous en êtes là aujourd’hui, c’est grâce à votre imagination ! Pourquoi ne pas continuer en imaginant une promotion de livre qui vous ressemble ?! Tout est permis, possible et abordable même avec un budget restreint !

*Vous n’êtes ni maquettiste, ni community manager mais vous allez faire de votre mieux pour que l’atmosphère de votre roman se répercute au maximum dans votre communication : le résultat sera unique et concordera à la perfection avec votre oeuvre.

L’inconvénient de l’auto-édition :

*Le temps, le temps, le temps…

Mais en même temps, c’est une passion. Donc effectivement, ne comptez pas vos heures. Vous veillerez tard le soir après de longues journées de boulot, vous serez exténués de devoir faire de la mise en page Word, de rebooter votre boxe internet et de regarder des tutos parce que vous n’y comprenez plus rien à minuit et quart… Vous devrez vous investir sur les réseaux sociaux ( chose qui m’était FRANCHEMENT inconnue jusqu’alors ), auprès de votre entourage…

Cela dit, c’est une période de rush qui va aboutir sur la création de VOTRE propre roman. Et le jour où vous le recevrez physiquement, je veux dire en version papier, ce sera vite oublié.

Et puis, ce n’est qu’un premier, j’ai accumulé pas mal d’astuces pour gagner du temps pour mon prochain livre… 😉

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la publication: quels moyens?, Non classé

Le livre broché est disponible sur Amazon.fr

Ça y est : épreuve reçue, corrections effectuées. Le goût du bonheur en version brochée est enfin disponible à la vente, et Canel n’en rate pas une miette!!

Découvrez ici mon roman!

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Merci La Poste.

Mon ebook est sorti il y a quelques jours.

Pas mal de personnes sont intéressées par mon roman, mais se cantonnent exclusivement au bon vieux roman broché… Je me suis dit qu’il était important de sortir mon roman en version papier. Chose que je me suis hâtée de faire.

J’ai passé trois longues soirées à élaborer une maquette et à mettre en page le texte.

Maquette de mon roman

Kindle Direct Publishing reste un outil assez ludique, et j’ai validé en moins d’une dizaine d’heures une maquette qui me convenait.

Je devais recevoir l’épreuve ( cad la version papier à approuver avant la mise en vente) le 20 mars.

Simplement, la poste a perdu mon colis. Enfin, perdu… Elle a distribué mon colis chez quelqu’un qui doit habiter proche de chez moi, sans savoir me dire qui.

DONC AVIS À LA PERSONNE QUI EST TRANQUILLEMENT EN TRAIN DE SIROTER UN CHOCOLAT EN LISANT MON ROMAN : soyez sympa, contactez-moi! 😅

Vous imaginez bien que j’ai fait le tour de mon voisinage, appelé Amazon et questionné la factrice qui a eu la gentillesse de faire quelques recherches…. Mais rien.

J’ai recommandé une épreuve en catastrophe qui n’arrivera que mardi.

En attendant, je suis bloquée. Sans version papier disponible, je ne peux décemment pas commencer à promouvoir le livre.

Le temps commence à me paraître long, et il me tarde de découvrir cette fameuse version papier….

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À la recherche du plan parfait! (1)

J’aurais pu vivre, cachée entre ma poubelle et ma boite aux lettres, en proie à un insoutenable suspense, attendant ma factrice et ses jolies enveloppes estampillées aux couleurs de maisons d’édition.

Mais dans la mesure où ça ne colle vraiment pas à mon tempérament… de rester passive, ( non, harceler ma factrice ça colle plutôt bien…!!) je penche irrémédiablement pour l’auto-édition.

Le travail est un peu laborieux, mais je suis heureuse d’en apprendre autant sur le passé des livres qui ont atterri entre mes mains.

LES PROBLEMATIQUES DE L’AUTO-EDITION:

-Mettre son livre sur une plateforme numérique.

Pour moi ce sera Kindle, vu que je suis déjà cliente et satisfaite.

C’est assez facile, gratuit, mais j’ai lu beaucoup de choses à ce sujet: il faut bien que dès la sortie du e-book un lectorat l’attende et le commande sans tarder, sinon, il se perd dans les limbes d’ebooks d’amazon, et là, c’est foutu et à priori irréparable: il n’apparaît plus vraiment même en le recherchant.

Le mettre à disposition en format papier ( pour le moment, toujours par le biais Amazon).

C’est important car tout le monde ne possède pas un kindle, et surtout, certains sont encore allergiques au numérique.

1ère possibilité: Impression à la demande grâce à KDP d’Amazon:

+pas de frais de transport

+pas de frais à avancer

+pas de stock à gérer

-qualité à vérifier ( c’est ce que j’ai lu sur certains forums… En même temps il y a toujours d’irréductibles mécontents!)

-pas de tarifs dégressifs selon la quantité puisque c’est imprimé au fur et à mesure des ventes.

2ème possibilité: Impression par une imprimerie classique et vente de ces livres sur Amazon.fr:

+pas de frais de port en utilisant l’option stockage pour 20€/an

+pas de frais d’inscription

+ tous frais confondus, Amazon ne prend que 2€50 sur un livre à 10€: bien loin des 40% de marges de tous les autres distributeurs de livres.

-s’occuper de la maquette, de l’imprimeur ( qui pour des petits tirages sont loins d’être concurrentiels)

-Ne pas vendre plus de 35 livres par mois sinon on passe en professionnel, ce qui doit inclure des charges supplémentaires, je suppose.

De très bonnes nouvelles quand je prends en considération de jeunes auteurs, qui ont mis à disposition leur livre auprès d’autres distributeurs ( qui prennent 40% de marge sur le produit+ les frais de transport à la charge de l’auteur) sont condamnés à vendre leur roman pour quelques centimes.

mes lectures

Chambre avec vue sur la guerre- Edith Bouvier

J’adore les témoignages. Je trouve que la véracité d’une histoire lui apporte une dimension supplémentaire. Je me suis intéressée au roman d’Edith Bouvier car comme tout le monde, je vois passer pas mal d’informations sur le conflit Syrien depuis des années. La profusion de ces dernières me perdait de sorte que j’avais du mal à situer les tenants et aboutissants de cette guerre, pourtant si proche.

En résumé:

Ce roman est le journal de bord la journaliste Edith Bouvier, partie en investigation en février 2012, en Syrie.

La trentenaire se retrouve vite blessée et prise au piège dans un pays où elle est entrée sans aucune autorisation préalable.

Mon avis:

La véracité de cette histoire la rend trépidante. Et même si cette histoire a été publiée il y a plusieurs années (2012), on apprend énormément sur ce conflit malheureusement toujours d’actualité.

Edith Bouvier se révèle -bien que parfois déraisonnable- attachante et empathique. J’ai particulièrement apprécié la liste qu’elle a dressée des personnes décédées dans la ville pendant qu’elle s’y trouvait. J’ai trouvé ça touchant et juste.

C’est un livre qu’on pourrait étudier à l’école. Il offre une bonne approche du conflit.

Le + : Ce roman a été écrit pour informer et donner du sens aux bribes d’information qui nous parviennent chaque jour. Le défi est brillamment relevé : on y apprend énormément.

Le – : Ce roman dessert l’auteur. On apprend beaucoup, oui. Mais était-ce vraiment la peine de prendre autant de risques pour l’écrire? De solliciter l’aide du gouvernement français pour se sortir d’une situation inextricable? Si le récit est rondement mené, il laisse une image un peu étonnante de cette jeune journaliste qui n’a pas hésité à risquer sa vie pour nous livrer son histoire.

En bref:

Je recommande évidemment! Cette histoire est trépidante et vous plaira à coup sûr si l’actualité vous intéresse.

mes lectures

Une robe couleur de vent- Sophie Nicholls.

En résumé:

Fabia et sa fille Ella viennent s’installer dans une petite ville d’Angleterre. Elles y ouvrent une friperie qui va vite avoir un succès phénoménal.

Forcément, à cause d cette réussite, l’exubérante Mama italienne s’attire la jalousie et la convoitise de bien des concitoyens.

Ces flots de mauvaises intentions vont raviver de lourds secrets de famille qui amèneront les personnages à aborder des sujets profonds, toujours avec bienveillance.

Mon avis:

C’est à la fois tellement universel dans les thèmes abordés et en même temps original dans l’écriture et la mise en exergue du message final.

J’ai vraiment passé un agréable moment en compagnie de ces deux personnages, touchants, auxquels il est facile de s’identifier.

Le + : La mise en lumière d’un message puissant et inattendu après un bon moment de divertissement.

Le – : Aucun point négatif pour moi.

En bref:

Je recommande vivement ce roman à tout ceux qui veulent passer un bon moment de divertissement. La robe couleur vent est l’un de ces romans qui comptent, grâce à l’habileté de l’auteur. C’est une histoire dont on se souvient et qui marque autant par la force de ses personnages que par l’universalité des messages qu’elle délivre.

mes lectures

L’appel du néant- Maxime Chattam.

C’est une collègue de travail qui m’a parlé de ce livre. À l’entendre il était vraiment génial et elle le recommandait chaudement.

En résumé:

Ce thriller suit la jeune Ludivine, gendarme, le long d’une enquête qui prend un tournant inattendu et tristement d’actualité.

Mon avis:

Ce n’est pas le genre de roman que j’ai l’habitude de lire, cela dit, j’ai beaucoup aimé l’intrigue, très bien documentée.

On s’attache facilement au personnage principal, un petit bout de femme forte, déterminée, mais bien solitaire.

Mais soyons francs: 516 pages?! Cela implique inévitablement des longueurs, un peu dommage, compte tenu de l’écriture soignée, voire subtile, de Maxime Chattam. Beaucoup d’intrigues successives qui me laissent à penser que deux tomes auraient pu être plus digestes.

Le + : une histoire forte de sens qui prête à réfléchir. On y apprend énormément de choses.

Le – : j’ai trouvé l’auteur un peu lapidaire sur la partie sentiments et vie privée du personnage principal. On en n’a que des bribes, une esquisse : quel dommage pour une personnalité si intrigante. De plus, la problématique stress post-traumatique, et l’absence de suivi psychologique pour les forces de l’ordre aurait été interessante à soulever.

En bref:

Je recommande. Compte tenu de sa longueur, je conseille tout de même de le commencer en début de vacances!